jueves, 13 de noviembre de 2014

Lien entre cette École Linguistique et la Méthodologie d’Enseignement- Apprentissage d’une langue

1.  L’acquisition des langues secondes
Il y a un schéma simple qui représente le processus d’apprentissage d’une langue parceque dans n’importe quelle langue et pour n’importe quel apprenant, il y a toujours ces trois étapes : l’entrée de l’information, l’apprenant et la sortie de l’information.

 




              INPUT                                LEARNER                            OUTPUT

Plus loin, Archibald et Libben confirment que si nous voulons comprendre les  caractéristiques du langage, la précision et l’aisance sont importantes car le manque de précision serait attribuable aux interférences du système phonologique de la langue maternelle. Combien de fois avons-nous eu une conversation avec quelqu’un qui était difficile à comprendre ? Cela est dû
à une interférence de la langue maternelle et « at the phonetic level […] overlap in the phonological processes of sentence creation results in what is perceived as a strong foreign accent »

 De plus, il est possible que le sujet parlant ne puisse pas articuler  correctement un son spécifique dans la langue cible, comme par exemple /tɔ̃/ -thon-. Il est intéressant de noter que « language production is more difficult than language comprehension ».

En effet, nous pouvons comprendre plus que nous pouvons produire et un exemple parfait de ce phénomène se trouve chez les enfants. Ils comprennent les mots et les messages avant de pouvoir produire les mêmes mots ou messages.

D’autres ajoutent que la complexité de l’acquisition d’un accent étranger serait ce qui influence les locuteurs et les interlocuteurs tant au niveau perceptif que productif, voire même conséquemment leurs interactions sociales l’étudiant peut  acquérir une prononciation plus régionale (dialectale) au lieu d’une prononciation plus standard parce qu’une manière d’apprendre une langue est par imitation et plusieurs enseignants utilisent des exercices d’écoute et de répétition.
                  
Ce type d’acquisition d’un accent se produit dans presque toutes les langues mais il reste toujours la possibilité d’une forte influence de la langue maternelle et le trait distinctif d’un accent étranger. Toutefois, plusieurs apprenants ne savent pas quand leur langue maternelle les influence et ils ne peuvent pas identifier les problèmes de prononciation qui résultent en un accent étranger. Même certains enseignants ne savent pas enseigner la prononciation parce qu’ils n’ont pas de connaissance du système phonétique et par conséquent il existe un manque de confiance, de compétence et de connaissance.


2.    Langage et Societé

Que les langues soient structurées, que cette structure ait un caractère abstrait est communément admis; mais la nature de la structure et les parties qui la constituent font l'objet de divergence de vue. La linguistique fonctionnelle conçoit cette structure comme essentiellement façonnée pour répondre aux besoins communicatifs. C'est là l'originalité du fonctionnalisme, l'abstraction qui nous permet d'atteindre la structure n'est pas arbitraire: elle est fondée sur des principes parmi lesquels la valeur fonctionnelle des phénomènes occupe une place importante. le fonctionnalisme se concentre sur le comportement en ce qui concerne de faire une société ou le travail de l'organisation.

De plus, et même si des auteurs ont pu raconter une « Histoire » de l’enseignement des langues étrangères et distinguer des grandes étapes et des courants marquants, l’évolution de la discipline s’écrit plus souvent en termes de continuité que de ruptures, et les méthodologies sont plus souvent amenées à cohabiter et à se superposer qu’à se succéder et à se remplacer.

sábado, 8 de noviembre de 2014

Glossaire



Ø  Double artiulation: Les deux niveaux distincts sur lesquels la langue s’organise.
Ø  Fonctionnalisme: Nom donné à plusieurs courants théoriques selon lesquels les éléments linguistiques se définissent en vertu de leur fonction dans la langue. 

Ø  Glossematique:  Constitue une description formelle des langues, un approfondissement et une tentative de formalisation très rigoureuse de structures linguistiques.
 

Ø  Langue (Martinet): Est un instrument de communication selon lequel l’expérience humaine s’analyse, différemment dans chaque communuaté.

Ø  Langue (Saussure): Est un structure, un système de signes homogène, qui est la partie sociale du langage, extérieure à l’individu.
 
Ø  Linguistique: Science qui a pour objet l'étude des langues envisagées comme systèmes sous leurs aspects phonologiques, syntaxiques, lexicaux et sémantiques.
 
Ø  Morphèmes: Des noms, verbes, adjectifs, etc, qui ont une signifié et un signifiant.
 
Ø  Phonèmes: Ce sont des sons distinctifs, qui changent le sens d’un mot, propres à une langue.
 
Ø  Phonétique: étudie les sons utilisés dans la communication verbale, indépendamment de leur emploi.
 
Ø  Phonologie: qui étudie l'organisation des sons au sein des différentes langues naturelles.

Ø  Schema de la communication: est un modèle décrivant les différentes fonctions du langage.
 
Ø  Sémantique : Étude d'une langue ou des langues considérées du point de vue de la signification; théorie tentant de rendre compte des structures et des phénomènes de la signification dans une langue ou dans le langage. 
 
Ø  Signes Linguistiques: L’union d‘un concept et une image acoustique»
 
Ø  Signifiant: L’image acoustique
 
Ø  Signifié: Le sens, la représentation abstraite d’une idée ou un concept.
 
Ø  Son: Sensation auditive engendrée par une onde acoustique.
 
Ø  Typologie : Méthode de classification des langues qui s'appuie sur leurs caractéristiques internes.

Ø  Traits Distinctif: élément phonique ultime, qui contribue par sa présence ou par son absence à différencier les phonèmes d'une langue.

Structuralisme

Le structuralisme est un courant de pensée qui considère la réalité sociale comme un ensemble formel de relations. 

Le structuralisme s'inspire du modèle linguistique, notamment du "Cours de linguistique générale" de Ferdinand de Saussure (1916) qui appréhende toute langue comme un système dans lequel chacun des éléments n'est définissable que par les relations d'équivalence ou d'opposition qu'il entretient avec les autres, cet ensemble de relations formant la "structure".

Dans les années 1960, le structuralisme devient un courant de pensée des sciences humaines pour lequel les processus sociaux sont issus de structures fondamentales qui sont le plus souvent non conscientes. Il privilégie la totalité par rapport à l'individu considéré comme indissociable de la structure globale, la synchronicité des faits plutôt que leur évolution ainsi que les relations qui unissent ces faits plutôt que les faits eux-mêmes.

Les principaux auteurs et penseurs structuralistes sont : Claude Lévi-Strauss, Louis Althusser, Jacques Lacan, Michel Foucault et Jacques Derrida.

Critiques faites au structuralisme :

  • Son analyse tend à laisser de coté l’histoire de l’homme et à ne pas tenir compte de l'individualité dans l’action humaine.
  • Les hypothèses de départ (généralisation du modèle linguistique de Ferdinand de Saussure) ont été érigées en dogme et ne sont plus remises en cause loin de toute approche scientifique.

Le Fonctionnalisme

Le fonctionnalisme en linguistique est une grammaire fondée sur la reconnaissance de fonction. Le terme de fonctionnalisme désigne un courant d'idées prônées par un groupe de linguistes qui s'inscrivent dans la tradition saussurienne. Cette école met l'accent sur la notion de fonction de communication de la langue en essayant de retrouver dans les énoncés les traces manifestes des différents " choix " effectués par le locuteur. Le fonctionnalisme en linguistique tient compte de trois niveaux de fonctions dans les éléments d'un discours. 

1. Fonction sémantique: (agent / patient / récepteur / etc.), qui décrit le rôle des unités dans la situation ou l'action exprimée.

2. Fonction syntaxique: (sujet / objet), qui définit les différents points de vue dans la présentation d'une expression linguistique.

3. Fonction pragmatique: (thème principal et thème secondaire, contexte, orientation), qui définit le contenu informatif des unités, déterminée par le contexte des interactions entre mots.

Fonctionnalisme :(école européenne de Martinet) 
Ce courant dégage une procédure pour analyser la phonologie, puis la généralise aux autres niveaux (morphologie, lexicologie, syntaxe). Les unités n’ont de valeur linguistique que par rapport à leurs possibilités d’opposition ou de combinaison. 

      

Biographie Ferdinand de Saussure

Ferdinand de Saussure


Linguiste suisse (Genève 1857-Vufflens-le-Château, canton de Vaud, 1913).
Né dans une vieille famille de l'aristocratie genevoise où la recherche scientifique est une tradition (son père, Henri de Saussure [1829-1905] est un naturaliste de renom), F. de Saussure, après des études classiques, entreprend en 1875 une première année de physique et chimie à Genève. Cependant, son goût pour la linguistique s'est déjà manifesté par un Essai sur les langues rédigé à quinze ans et inspiré par la tradition linguistique spéculative du xviiie s. sur l'origine du langage. C'est en 1876, avec son départ pour Leipzig, que commence réellement sa carrière de linguiste. Saussure y étudie pendant quatre années, avec un court séjour à Berlin (1878), le sanskrit, l'iranien, le vieil irlandais, le vieux slave, le lituanien, tout en participant activement aux débats des néogrammairiens (Karl Brugmann [1849-1919], Hermann Osthoff [1847-1909], August Leskien [1840-1916]). Son Mémoire sur le système primitif des voyelles dans les langues indo-européennes, achevé et publié à Leipzig en 1879, fait de lui, à vingt et un ans, un des « noms » de la linguistique. En 1880, Saussure soutient à Leipzig sa thèse de doctorat, De l'emploi du génitif absolu en sanskrit, puis il vient à Paris, où il suit les cours de grammaire comparée de Michel Bréal (1832-1915) à l'École des hautes études, cours qu'il assurera lui-même à partir de 1881. Sa période parisienne (1880-1891) est marquée par une grande activité, grâce à son enseignement, où apparaissent ses premières réflexions sur le « système » de la langue et auquel assiste un auditoire passionné (dont A. Meillet), et grâce à la publication d'articles et de notes qui paraissent dans les Mémoires de la société de linguistique, dont il est devenu le secrétaire adjoint en 1882.
Cette activité contraste avec le silence qui marque la dernière période de sa vie, celle de Genève, de 1891 à 1913. Après avoir enseigné à l'université de Genève le sanskrit et la grammaire comparée, Saussure aborde en 1907 la question essentielle des fondements de la linguistique générale, implicite dans toute son œuvre antérieure, mais il ne livre plus rien de ses longues méditations, hormis au petit cercle de ses élèves genevois, qui transmettront l'essentiel de ses thèses dans un ouvrage publié en 1916, trois ans après sa mort, Cours de linguistique générale, réalisé par Ch. Bally et Ch. A. Séchehaye (1870-1946) à partir des notes des cours que Saussure a professés en 1906-1907, en 1908-1909 et en 1910-1911.

LA SYNTAXE FONCTIONNELLE

MONÈMES ET MORPHÈMES

Les monèmes sont les unités significatives (de première articulation) minimum, comportant un signifié et un signifiant. La procédure d'analyse des énoncés en monèmes est la même que celle appliquée en phonologie (rapprochement et comparaison de séquences) :
« il s'agit, bien entendu, dans les deux cas, de déterminer les segments qui ont fait l'objet d'un choix particulier du locuteur: dans le cas des phonèmes, il s'agissait de segments qu'il fallait choisir de façon à obtenir un signifiant déterminé; ici, il s'agit de segments que le locuteur a dû choisir en fonction directe de la valeur à donner au message »i

Pour A. Martinet, le morphème est un élément grammatical (affixe, désinence, etc.). Il s’oppose au lexème qui indique l’unité significative minimale douée de sens. Les morphèmes et les lexèmes appartiennent à la classe des monèmes, ou unités significatives de première articulation.

DIFFICULTÉS DE L'ANALYSE SYNTAXIQUE

Malgré l'analogie des deux plans de l'analyse fonctionnelle postulée par Martinet , l'analyse syntaxique présente des difficultés qui n'apparaissent pas dans l'analyse phonologique.

LA NOTION D'AMALGAME

L'amalgame est un monème formé de deux monèmes non segmentables. Par exemple le /o/ (au) dans la phrase suivante :   " Je vais au marché."

Martinet affirme que ce /o/ correspondait à l'origine à (à -  le) le morphème [à] qui indique la direction et le morphème [le] qui est le déterminant du nom. L'amalgame correspond à un seul signifiant pour deux signifiés 
L'amalgame se retrouve dans beaucoup de langues, et selon Martinet il convient de le rechercher et de l'isoler avant l'analyse.

LE MONÈME DISCONTINU

A l'inverse de l'amalgame, le monème discontinu correspond à plusieurs signifiants pour un seul signifié. Comme par exemple le monème du pluriel dans « Les enfants lisent » comparé « l'enfant lit »
Le monème discontinu se retrouve dans [lez] et dans [liz].
Les variations entre le singulier et le pluriel constituent le monème du pluriel.
"l'animal dort " comparé à " les animaux dorment " 
"Je cours" comparé à " nous courons "
"Je mange" comparé à "je ne mange pas" (monème de la négation)

LE SYNTHEME

Le synthème est un signifié composé de plusieurs signifiants, et non indécomposable. Pour expliquer le synthème, Martinet préconise la notion de « choix unique »
Exemple : "pommes de terre" , "chambre à coucher",  "ouvre-boite" sont des synthèmes.

Modèle phonologique: portée et limites

Ce succès semble dû à trois raisons, au moins: 1° la méthodephonologique permet d’identifier les unités phoniques correspondant à l’intuition et au comportement du sujet parlant; 2° les résultats sont pour l’essentiel indépendants de la subjectivité du descripteur. En d’autres termes, l’analyse phonologique donne des résultats objectifs; 3° l’analyse phonologique peut être menée par un descripteur qui ne soit pas locuteur de la langue à l’étude. Ce dernier point est d’importance. Car après tout, les Grecs anciens qui ont établi l’écriture alphabétique, avaient conscience des phonèmes; mais vraisemblablement, leur connaissance se limitait à la langue qu’ils pratiquaient. En cela, la phonologie accomplit un pas significatif vers la scientificité: elle se munit d’une méthode objective. Cependant, le modèle phonologique se heurte à des limites: si les locuteurs tombent d’accord pour reconnaître certains phonèmes, pour certains autres, des désaccords se manifestent. Ainsi, /p, t, k, b, d, g/ sont reconnus comme des phonèmes par n’importe quel francophone. Mais qu’en est-il des éléments comme /ö/ et /oe/? Sont-ce deux phonèmes distincts? Les mots jeûne et jeune s’opposeraient-ils par leur constitution phonique? À ces questions, on ne trouverait pas de réponses identiques dans l’intuition des sujets parlants. Il ne s’agit pas de cas isolés; les exemples peuvent être multipliés à souhait. Cela soulève un problème de fond: le système phonologique d’une langue est-il homogène, constant? Renferme-t-il au contraire variations et hétérogénéités?

Troubetzkoy semble pencher pour l’homogénéité phonologique des langues. C’est André Martinet qui pour la première fois met l’étude des variations phonologiques à l’ordre du jour. Son enquête dont les résultats sont publiés en 1945 montre l’ampleur des variations phonologiques (Martinet: 1945). Les résultats montrent — chiffres à l’appui — les tendances les plus générales des pratiques phonologiques; et les distinguent des habitudes d’une fraction relativement restreinte de la francophonie: celles de la bourgeoisie parisienne. On a là un tournant dans l’évolution de la théorie phonologique: pour une analyse poussée, Martinet fait appel à des outils statistiques, alors que Troubetzkoy considère que la langue est en dehors de la mesure et du nombre (Troubetzkoy, 1939: 9). Le recours à l’enquête a un double effet. D’une part, elle permet d’obtenir une image plus fidèle du matériel phonique dans sa diversité sur le territoire d’une langue. D’autre part, il repose la question de la structure linguistique et de sa nature: les langues ont-elle une structure purement formelle? Ou bien la structure linguistique comporte-t-elle de l’aléatoire? Dans les deux cas, se pose la question des liens entre la structure linguistique et la fonction de communication.